Après Benjamin Griveaux, allons-nous ?

 griveaux

On ne peut être que révulsé par le procédé. On ne peut être qu’atterré par sa logique. On ne peut être que compatissant pour la famille de Benjamin Griveaux. Il va lui et leur falloir vivre avec ce fardeau. 

La politique comme cela est une saloperie. 

Et on s’interroge : la vie politique est-elle à la merci de manipulations d’activistes ? S’agit-il du point de départ d’autres choses ? 

Une autre époque où la transparence et la morale tiennent lieu de programme ? Où les réseaux sociaux anonymes et haineux régulent la vie politique ? 

Sommes-nous entrés dans le vrai nouveau monde où les réseaux sociaux alimentent les passions tristes, ces dernières alimentant les réseaux sociaux ?

Sommes-nous dans l’étape ultime de l’individualisme consommateur ou la tyrannie du narcissisme pour reprendre Christopher Lasch ?

Sommes-nous dans une nouvelle étape de décomposition ouverte par le dégagisme et l’heure des populismes ? 

Sommes-nous confrontés à la première marche d’une ingérence voulue par une puissance étrangère ? 

Les propos du président de la République sur le fait que la Russie tenterait de déstabiliser les Etats occidentaux sont inquiétants. Ont-ils un fondement ? S’agit-il de l’affaire Griveaux ?

Sommes-nous symboliquement dans la dissipation du mirage Macroniste? Ce dernier se brisant sur le mur de son illusion paradoxale : l’État imposant le libéralisme anglo-saxon. Sommes-nous dans tout cela à la fois ?

Lentement les poussières du cataclysme Griveaux vont retomber et laisser apparaître la réalité d’un nouveau monde.

Il n’est pas certain que nous ayons gagné au change. 

Une raison de plus pour se mettre à la tête des idées pour un renouveau dans tous les domaines.