La France va mal !

  CAMBADÉLIS 19 avril

  • Suicide des policiers 

« C’est un drame (...). Nous vivons un pic de suicides. L’embauche de fonctionnaires bien-sûr. Mais, il faut remettre à plat la profession ; en finir avec la politique du chiffre ; décharger la police de la sécurité du quotidien ; revoir les relations  hiérarchiques (...). Pour autant, est-ce la seule profession avec un taux important de suicides ? 

Nous pourrions évoquer les agriculteurs, les professions de santé, hier la poste, les télécoms (...). Qu’est-ce que cela dit du mal-être français, de l’impasse psychologique et financière des Français dans le désespoir ? Décidément, la France va mal ! »

 Les gilets jaunes

 « Plus personne ne se comprend. On s’offusque de la colère des gilets jaunes. Mais on ne veut pas prendre en compte leur situation d’assignées à la périphérie du monde. S’ils sont sécessionnistes vis-à-vis, du monde visible, c’est qu’ils en sont loin. Le salaire moyen du monde visible que nous sommes, c’est 4000 euros et je ne parle pas des mieux lotis. Le salaire moyen de ceux qui les regardent est de 1200 à 1500 euros. L’amertume et la frustration viennent qu’avec cela, vu l’augmentation de la vie, on ne peut plus s’en sortir »

 La crise à la France Insoumise

« Le fait que Guenolé, qui est politologue, ait mis deux ans pour s’apercevoir que Jean-Luc Mélenchon et ses amis décidaient de tout, pose un problème  pour la politologie. Il n’était pas très compliqué de faire d’emblée ce constat ; la France insoumise n’a pas de congrès ou de débat démocratique, c’est le parti de gauche qui en a (...). Guenolé, on ne lui a pas mis un pistolet sur la tempe. Il a même, avec d’autres, théorisé le populisme. Et pour eux, le peuple se constitue dans et par la voix du peuple. Et, en l'occurence, c'est dans le cas d'espèce de Jean-Luc Mélenchon ».

 « Ce qui est préoccupant pour la démocratie  française, c’est que les trois dominants du paysage politique sont Jean-Luc Mélenchon, Marine le Pen et Emmanuel Macron. Leurs formations sont totalement inféodées à leurs personnalités, quasiment sans débats et avec des votes formels. Cette dérive de démocratie confisquée est paradoxale car les trois se réclament de la démocratie  participative. Et le RN et LFI louent les gilets jaunes pour leur démocratie direct sans chef. »

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